Des véhicules militaires américains escortent des bus transportant des détenus de l’État islamique de Syrie vers l’Irak, à Qamishli, en Syrie, le 8 février 2026.

L’armée américaine a déclaré samedi 14 février avoir visé plus de 30 cibles du groupe Etat islamique (EI) en Syrie ce mois-ci, pour « maintenir la pression » sur les djihadistes après une attaque ayant tué trois Américains en décembre. Deux soldats et un interprète américains avaient été tués le 13 décembre à Palmyre, dans le centre de la Syrie, dans une attaque attribuée par Washington à l’EI, visé depuis par une large opération militaire.

En deux mois d’opérations ciblées, « plus de 50 terroristes de l’EI ont été tués ou capturés et plus de 100 sites ont été frappés avec des centaines de munitions de précision », d’après le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CentCom). Des frappes pour « maintenir une pression militaire implacable »

Entre le 3 et le 12 février, l’armée a « mené dix frappes contre plus de 30 cibles de l’EI en Syrie (…) afin de maintenir une pression militaire implacable sur ce qu’il reste du réseau terroriste », a précisé cette source dans un communiqué. Les frappes aériennes ont visé des « infrastructures et des dépôts d’armes », a-t-elle ajouté.

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Auparavant, entre le 27 janvier et le 2 février, l’armée a mené « cinq frappes contre un site d’où l’EI communiquait, contre un nœud logistique essentiel et contre des infrastructures de stockage d’armes », a détaillé le CentCom.

En décembre, les autorités syriennes avaient affirmé que l’assaillant, tué après l’attaque contre les soldats américains, était un membre des forces de sécurité qu’elles avaient décidé de limoger en raison de ses « idées islamistes extrémistes ».

Cellules dormantes

En 2014, l’EI s’était emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak. Appuyé par la coalition menée par les Etats-Unis, l’Irak a proclamé la défaite du groupe en 2017.

En Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont défait l’EI deux ans plus tard, mais l’organisation conserve des cellules dormantes dans les zones désertiques et mène encore des attaques.

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Ces dernières semaines, l’armée américaine a transféré des milliers de détenus membres présumés de l’EI de Syrie vers l’Irak, pour garantir leur surveillance et empêcher des évasions. Les prisons où ils étaient jusqu’alors détenus étaient contrôlées par les FDS, qui se sont retirées sous la pression de l’armée syrienne, faisant craindre des failles sécuritaires.

Vendredi, le CentCom a affirmé avoir terminé son opération et transféré plus de 5 700 détenus, originaires d’une soixantaine de pays. A la fin de janvier, Damas et les Kurdes ont annoncé un accord sur l’intégration progressive des forces et de l’administration de la zone autonome kurde au sein de l’Etat syrien.

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Le Monde avec AFP

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