
En arrivant à Bucarest en 2019, où il a vécu trois ans, ce Français ne s’attendait pas à ce que son signe du Zodiaque lui donne du fil à retordre pour faire de nouvelles rencontres. Sylvain (les personnes citées par leur prénom ont requis l’anonymat) est né le 23 septembre, ce qui signifie, selon différents horoscopes de l’astrologie occidentale, qu’il est Balance ou Vierge. « Sur Tinder en Roumanie, il arrivait souvent qu’on me demande mon signe dès les premiers messages échangés, raconte le Français de 36 ans. Comme je n’étais pas sûr, car je n’y accordais pas trop d’importance, j’avais l’impression de passer pour un idiot ou pour quelqu’un de pas fiable. » Certaines filles ont arrêté de lui répondre quand il a affirmé ne pas savoir s’il était Vierge ou Balance. Une autre a coupé court à la discussion, prétextant que leurs signes n’étaient, quoi qu’il arrive, pas compatibles. En discutant avec d’autres Français à Bucarest, Sylvain s’est aperçu qu’il n’était pas le seul à subir une discrimination astrologique.
Il n’est en effet pas rare que, lors d’une nouvelle rencontre, peu importe l’âge, le genre ou le milieu, la troisième question après le prénom et le métier soit : « Ce zodie esti ? » (« Quel est ton signe du Zodiaque ? »). Après la réponse, certains poursuivent la conversation en avançant des suppositions sur le caractère de la personne ou de potentielles compatibilités : « Les Scorpion sont trop sournois » ; « Je suis Bélier et, normalement, je ne m’entends pas avec les Cancer ».
Il vous reste 74.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


