C’en est fini du suspense. Le président nationaliste, Karol Nawrocki, a mis son veto, jeudi 12 mars, à une loi permettant à la Pologne de bénéficier d’un prêt bonifié de 43,7 milliards d’euros dans le cadre du programme européen Security Action for Europe (SAFE) afin d’accélérer son réarmement. Le gouvernement (centre droit) de Donald Tusk, qui cohabite de manière conflictuelle avec le chef de l’Etat, a dû mettre en place un mécanisme de secours pour pouvoir bénéficier de l’essentiel de cette somme.
Conçu sous la présidence polonaise du Conseil européen, en 2025, SAFE est doté de 150 milliards d’euros. Il doit permettre à 19 pays volontaires, dont la France, l’Italie et la Pologne, de financer à moindre coût le renforcement de leurs capacités de défense. La Pologne, frontalière de la Russie, de la Biélorussie et de l’Ukraine, aurait dû en être le plus grand bénéficiaire.
Mais Karol Nawrocki a choisi de rester fidèle aux nationaux conservateurs du PiS (le parti Droit et Justice) qui l’ont porté à la présidence en juin 2025. « Je ne signerai jamais une loi qui porte atteinte à notre souveraineté, à notre indépendance, ainsi qu’à notre sécurité économique et militaire », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une allocution télévisée, jeudi.
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