Il faut d’abord passer un portail blindé qui peut résister à un camion lancé à pleine vitesse. Puis un second du même gabarit, qui ne s’ouvre qu’une fois le premier refermé derrière le visiteur. L’entrée dans les simples salles de réunion exige ensuite d’enregistrer ses empreintes digitales. Enfin, seul le personnel doté d’un badge spécial peut débloquer la porte pour pénétrer dans le saint des saints. Ici, dans ce data center flambant neuf, les câbles électriques pendent du plafond en attendant le branchement, dans quelques mois, des serveurs informatiques de géants américains de la tech, dont les noms sont gardés secrets.

« Autrefois, il y avait eu la ruée vers l’or. Ensuite, il y a eu le pétrole, surnommé l’or noir. Maintenant, les données sont le nouvel or », explique Damien Gaynor, le directeur du marketing d’Echelon Data Centres, l’entreprise irlandaise qui termine le chantier, situé en banlieue de Dublin. Les trois bâtiments et la centrale électrique au gaz qui les accompagne ont coûté 1,5 milliard d’euros d’investissement. Les clients américains, qui ont réservé l’endroit de longue date, vont y ajouter le coût des serveurs, sans doute deux fois plus.

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