Après des frappes aériennes israéliennes contre les bureaux de la chaîne Al-Manar, affiliée au Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth, dans la nuit du 2 au 3 mars 2026.

Jusqu’où ira l’armée israélienne ? Après l’attaque conjointe lancée samedi 28 février avec les Etats-Unis contre l’Iran, les forces de l’Etat hébreu ont lancé une nouvelle opération contre le Hezbollah au Liban après que le groupe armé a procédé à des tirs de roquettes, lundi matin 2 mars. Israël se trouve désormais engagé, de façon massive, sur deux fronts qui pourraient devenir équivalents en matière d’engagement.

« Nous mettrons fin à cette campagne non seulement en frappant l’Iran, mais aussi en infligeant un coup dévastateur au Hezbollah », a ainsi prévenu le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lundi soir, en s’adressant à des officiers du commandement Nord. « L’armée ne mettra pas fin à la campagne avant que la menace provenant du Liban ne soit éliminée », a ajouté l’officier général demandant à ses troupes d’utiliser toutes les capacités disponibles, qu’il s’agisse des forces terrestres, navales ou aériennes.

L’offensive contre le Hezbollah avait été préparée depuis plusieurs semaines. En dépit du cessez-le-feu conclu en novembre 2024, l’Etat hébreu avait multiplié les bombardements, par anticipation, sur de nombreux sites pour dégrader les capacités de l’organisation islamiste alliée de l’Iran. La phase qui s’est ouverte lundi devrait être nettement plus intense. « Au vu des deux dernières années de guerre, je pense que nous envoyons un message très clair à nos ennemis : il n’y a aucun endroit où nous ne les trouverons pas », a martelé, lundi, le chef du renseignement militaire, le major général Shlomi Binder, qui avait fait partie des officiers israéliens qui s’étaient rendus à Washington pour préparer l’opération contre la République islamique d’Iran.

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