
Une nouvelle arme, déployée par les autorités en Haïti pour lutter contre les gangs qui sèment la désolation à Port-au-Prince, la capitale, met « les résidents en danger » et a fait, en moins d’un an, plusieurs centaines de victimes, dont de nombreux enfants, dénonce l’organisation Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié mardi 10 mars.
Depuis le 1er mars 2025, le gouvernement haïtien recourt à des « drones quadricoptères équipés d’explosifs » pour effectuer, ajoute l’organisation non gouvernementale (ONG), des « frappes meurtrières à grande échelle » dans des « zones urbaines densément peuplées » : les fiefs de ces groupes criminels, qui contrôlent 85 % de l’agglomération de Port-au-Prince. Entre cette date et le 21 janvier, « au moins 1 243 personnes ont été tuées par des frappes de drones » et 738 autres ont été blessées au cours des 141 attaques de drones menées par les forces de sécurité et des « sociétés militaires privées » dans la capitale haïtienne et huit communes avoisinantes, précise HRW dans son dernier rapport.
L’ONG a recensé 43 adultes « qui n’appartenaient apparemment pas à des groupes criminels » et 17 enfants parmi les personnes tuées lors de ces opérations, ainsi que 49 blessés qui n’avaient aucun lien avec les gangs.
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