Le président guinéen Mamadi Doumbouya, au centre, lors de la campagne électorale pour l’élection présidentielle, à Conakry, le 25 décembre 2025.

Quarante partis politiques, dont les trois principales formations d’opposition, ont été dissous par décret dans la nuit de vendredi à samedi 7 mars, moins de deux mois après l’intronisation du président Mamadi Doumbouya.

Le décret pris par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation ordonne la dissolution des partis pour « manquement à leurs obligations », selon le texte, qui leur retire également le contrôle de leurs ressources.

Mamadi Doumbouya, qui dirige d’une main de fer la Guinée depuis un coup d’Etat militaire en 2021, a été élu en décembre pour un mandat de sept ans au terme d’une élection taillée sur mesure, face à des adversaires sans envergure.

Sous sa présidence, plusieurs partis politiques et médias avaient déjà été suspendus, les manifestations ont été interdites en 2022 et sont réprimées, et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil.

Le Monde avec AFP

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