Le sang a coulé sous les oliviers et sur la petite route en terre près du village de Khirbet Abou Falah. Dans la nuit de samedi 7 à dimanche 8 mars, deux Palestiniens sont morts sous les balles tirées par des colons juifs. Une scène d’une extrême violence. « Ils avaient des M16, ils étaient à quelques dizaines de mètres, ils ont tiré », décrit un témoin direct de la scène, encore terrorisé par l’assaut conduit par 80 à 100 colons au milieu de la nuit. Sur les lieux des meurtres, deux drapeaux palestiniens ont été plantés pour marquer le sol, encore imbibé de sang. Dans le petit cimetière en haut de la colline, trois drapeaux ont été également plantés, auprès des tombes. Car un troisième villageois est mort, au même moment, de « suffocation », après que l’armée a tiré des gaz lacrymogènes en direction des habitants du village.

Les femmes de la famille Hamayel se recueillent ensemble. Khirbet Abou Falah (Cisjordanie) le 8 mars 2026.

« La pire des attaques jamais vue », raconte, après l’enterrement, un ancien de la famille Hamayel, dont deux membres ont été tués. Habituellement, quelques dizaines de personnes issues de plusieurs outposts voisins – des postes avancées des colonies – viennent harceler le village. Samedi, d’autres colons sont arrivés en renfort, équipés de bâtons et d’armes de guerre. Certains portaient l’uniforme kaki de l’armée. Des Palestiniens ont voulu protéger une maison située en périphérie du village. Face au nombre et aux balles, ils n’ont rien pu faire.

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