
Depuis le 14 mars, le pétrole coule de nouveau dans l’oléoduc qui relie une plateforme offshore située au large de la très chic cité de Santa Barbara à Bakersfield, dans la vallée centrale de Californie, après avoir longé la côte Pacifique et traversé un parc naturel. Profitant de la guerre en Iran qu’il a provoquée, Donald Trump a invoqué des pouvoirs exceptionnels pour forcer sa réouverture.
L’oléoduc avait été fermé en 2015, à la suite d’une rupture qui avait provoqué la fuite de 530 000 litres de brut. La marée noire avait tué des centaines d’oiseaux et animaux marins et pollué les plages sur 11 kilomètres, rappelant aux habitants de Santa Barbara la catastrophe de 1969, à l’origine d’une pollution d’une ampleur vingt fois supérieure en volume.
Vendredi 13 mars, Donald Trump a signé un décret présidentiel invoquant une loi de la guerre froide, le Defense Production Act de 1950, pour outrepasser les législations étatiques, tandis que son secrétaire à l’énergie, Chris Wright, a immédiatement ordonné à l’entreprise Sable Offshore d’exploiter son oléoduc, ce qu’elle a fait. La société prévoit de commencer ses premières ventes d’ici au 1er avril avec une production espérée de 50 000 barils par jour. Au total, trois plateformes doivent être remises en route.
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