Valentin Stefanovitch, défenseur des droits humains, arrive à Vilnius, le 19 mars 2026, après sa libération.

Soucieux d’améliorer ses relations avec les Occidentaux et de sortir de l’isolement, le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a donné un nouveau signe d’apaisement, lundi 23 mars, en autorisant quelque 1 900 camions lituaniens, bloqués en Biélorussie depuis octobre 2025, à quitter le pays. La Lituanie, Etat membre de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, avait décidé de fermer sa frontière avec l’ex-république soviétique après un afflux de ballons de contrebande lancés depuis ce pays. Minsk avait alors décidé d’interdire à ces camions de transport de marchandises de circuler et de franchir la frontière sans avoir payé une taxe. Les relations entre la Biélorussie et ses voisins européens, en particulier la Lituanie et la Pologne, sont au plus bas depuis des années – Minsk est accusé d’organiser un afflux de migrants à la frontière.

La décision d’Alexandre Loukachenko, proche allié du président russe, Vladimir Poutine, intervient après la grâce et la libération, jeudi 19 mars, de 250 prisonniers en échange d’une levée partielle des sanctions américaines visant ce pays. Celles-ci ont été prises en réponse aux persécutions politiques et au soutien du régime à l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022. L’envoyé de Donald Trump en Biélorussie, John Coale, chargé des négociations avec Minsk sur ce dossier, a salué une « avancée humanitaire importante ».

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