Il n’y a pas foule ce lundi 12 janvier devant l’entrée grillagée de Downing Street : quelques touristes, le ballet des conseillers naviguant d’un bâtiment ministériel à l’autre, sur Whitehall, et une douzaine de porteurs de pancarte dont des parents et quatre députés, deux libéraux-démocrates, un conservateur et un élu Labour, qui attendent sagement leur tour pour passer les contrôles de sécurité. Ils viennent apporter en main propre au premier ministre, Keir Starmer, une pétition signée par plus de 130 000 personnes, s’opposant à la remise en question du droit à une éducation adaptée des jeunes handicapés ou présentant des troubles cognitifs ou relationnels.

Ils ne seront pas reçus par le dirigeant britannique, mais profiteront de l’occasion pour poser devant le fameux 10 Downing Street et répondre aux questions d’une poignée de journalistes. L’événement ne constitue qu’une étape dans la campagne que mènent ces militants pour contrer les plans du gouvernement travailliste. Celui-ci veut réformer le système de soutien éducatif aux jeunes à besoins spécifiques (baptisé SEND, pour « special education needs and disabilities ») qui s’applique en Angleterre et au Pays de Galles et doit publier un Livre blanc précisant ses intentions d’ici à la fin de janvier.

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