Nicole Büttner, secrétaire générale du Parti libéral-démocrate (FDP) allemand, à Berlin, le 22 mars 2026.

Le parti libéral allemand est-il en train de disparaître de la vie politique ? La question n’a rien d’hypothétique pour cette formation née dans l’après-guerre et qui fut longtemps un pilier des coalitions à Berlin. Le Parti libéral-démocrate (FDP) a essuyé coup sur coup deux défaites cuisantes lors des deux derniers scrutins régionaux qui se sont tenus dans l’ouest de l’Allemagne : d’abord le 8 mars dans le Bade-Wurtemberg, un Land où il était implanté depuis soixante-quatorze ans et qui faisait pour lui office de laboratoire. Puis dimanche 22 mars en Rhénanie-Palatinat, où il faisait partie du gouvernement régional sortant. Dans les deux cas, il a échoué à obtenir les 5 % nécessaires pour rester représenté au parlement régional.

« Le FDP a définitivement disparu, pour ainsi dire, de la scène politique allemande, il ne jouera plus aucun rôle », avait prophétisé le chancelier conservateur Friedrich Merz le 9 mars, au lendemain des élections dans le Bade-Wurtemberg. Deux semaines plus tard, l’ensemble de l’équipe dirigeante du FDP démissionnait, lundi 23 mars, dont son président, Christian Dürr. La précédente équipe avait déjà partiellement quitté le navire après les élections législatives du 23 février 2025, qui s’étaient soldées par une véritable débâcle pour le parti.

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