Centrale nucléaire EDF de Golfech (Tarn-et-Garonne), le 16 février 2025.

EDF et TotalEnergies ont signé un contrat de fourniture d’électricité nucléaire (CAPN, pour « contrat d’allocation de production nucléaire ») d’une durée de douze ans à partir de 2028, destiné à sécuriser l’approvisionnement des sites français de raffinage et de chimie du géant des hydrocarbures, ont annoncé, vendredi 27 mars, les deux énergéticiens français.

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« EDF allouera à TotalEnergies une quote-part de la puissance de son parc nucléaire en exploitation » ; le contrat, qui démarre au 1er janvier 2028, couvrira 60 % des besoins en électricité de ses sites de raffinage et de chimie en France, estimés à 400 MW. Cela équivaut à la puissance d’un peu moins de la moitié d’un réacteur nucléaire.

Les CAPN, parmi l’offre de contrats de long terme d’EDF pour les entreprises, permettent à l’électricien de sécuriser ses recettes commerciales dans la perspective de ses lourds investissements à venir pour la relance du nucléaire, tout en répondant aux objectifs de l’Etat de maintenir la compétitivité industrielle et d’attirer les centres de données en France.

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Cet accord « va permettre [aux] sites industriels [de TotalEnergies] en France, gros consommateurs en électricité, de sécuriser, sur le long terme, une grande partie de leurs approvisionnements avec une électricité compétitive et bas-carbone », a déclaré Patrick Pouyanné, le PDG de l’entreprise. EDF apporte aux sites concernés « la visibilité à long terme nécessaire à leur pérennité », a pour sa part déclaré Bernard Fontana, le PDG d’EDF.

Dix-neuf contrats de long terme avec des groupes industriels

TotalEnergies gère trois raffineries en France, celle de Normandie, la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) et celle de Feyzin (Rhône). Le groupe est également producteur de biocarburants routiers et aériens grâce à sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône). Dans la pétrochimie, TotalEnergies exploite le site de Carling Saint-Avold (Moselle), son centre européen des résines d’hydrocarbures.

Les CAPN proposent des prix de vente de l’électricité convenus à l’avance, sur des durées d’au moins dix ans, en contrepartie de supporter une partie des risques associés à la production des réacteurs. Réservés au départ aux industries très énergivores, ces contrats sont depuis novembre étendus à d’autres entreprises ayant des besoins en électricité importants.

A ce jour, EDF a conclu dix-neuf contrats de long terme, dont quatorze CAPN, incluant celui de TotalEnergies. Il a également signé avec Orano et de grands groupes industriels tels qu’Aluminium Dunkerque, Arkema, Kem One, ArcelorMittal ou encore l’opérateur de centres de données Data4.

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Le Monde avec AFP

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