
Douze ans après le crash du vol AH5017 de la compagnie Air Algérie, survenu le 24 juillet 2014 dans le nord du Mali, les experts se succèdent à la barre du tribunal correctionnel de Paris depuis lundi 9 mars. « Je suis arrivé sur place trois jours après l’accident à bord d’un hélicoptère », se souvient Jean-François Storck, chef de l’identification criminelle au sein de la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens, arrivé sur place dans le cadre de l’enquête menée conjointement par le Mali et la France après l’accident.
« Il fallait rassembler les documents et les effets personnels éparpillés afin de les restituer ultérieurement aux familles, poursuit-il. Il y avait des débris partout, une scène indescriptible. La récupération des débris humains a pris environ huit jours. »
Le vol AH 5017 effectuait la liaison entre Ouagadougou et Alger. Vers 2 heures du matin, alors qu’il traversait le front intertropical, une zone où l’on rencontre régulièrement des cumulonimbus, de puissants nuages d’orages, il s’est écrasé en plein désert, à environ 70 kilomètres du village malien de Gossi, près de la frontière avec le Burkina Faso.
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