Le seul élément dont nous disposons à ce stade à propos d’une opération terrestre est le message, relayé plus tôt dans ce direct, du sénateur républicain de l’Utah, Mike Lee, qui a publié un compte-rendu de son échange avec le secrétaire d’Etat Marco Rubio : « Il m’a informé que Nicolas Maduro a été arrêté (…) afin d’être jugé aux Etats-Unis (…) et que l’action cinétique [les frappes] que nous avons vue ce soir a été déployée pour protéger et défendre ceux qui exécutaient le mandat d’arrêt. »
Cette « exécution du mandat d’arrêt » a logiquement, comme vous le relevez, dû être réalisée par des soldats ou des agents américains sur le sol vénézuélien. Nous ne disposons pas de preuves visuelles – les seules images de Nicolas Maduro qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux ont été réalisées par intelligence artificielle.
Sur les moyens du président vénézuélien de se défendre, un commentaire intéressant ce matin est venu de l’ancien homme politique ukrainien Oleg Tsarev, désormais installé à Moscou et partisan de l’invasion de l’Ukraine. M. Tsarev a réagi aux images de l’attaque par des hélicoptères américains d’une installation de l’armée vénézuélienne sur Telegram :
« Une vidéo montre l’attaque d’un AH-1Z Viper américain à une distance extrêmement courte, ce qui, en soi, indique l’absence de facto d’une défense antiaérienne opérationnelle dans la zone de la cible.
Entre 2005 et 2008, le Venezuela a acheté à la Russie des armes pour un montant d’environ 4 milliards de dollars : des Su-30, des hélicoptères d’attaque et de transport, des armes légères et des Manpads, le tout payé en pétrole.
En 2009, Moscou a accordé un crédit supplémentaire de 2,2 milliards de dollars, grâce auquel Caracas a commandé des canons automoteurs, des lance-roquettes multiples, des véhicules de combat d’infanterie, des transports de troupes blindés, des systèmes de défense aérienne Buk-M2, plusieurs divisions de S-300VM, ainsi qu’un lot de chars T-72. Où est passé tout cela ? »












