
Pour ses 20 ans, Leboncoin a été élu « marque préférée des Français » pour les marchés de la seconde main, de l’automobile, de l’immobilier. « Un beau cadeau d’anniversaire », se félicitait le site d’annonces en ligne fin janvier, rappelant que 30 millions de Français s’y connectent chaque mois. « La moindre des choses ce serait que l’entreprise le rende à ses salariés », remarquait ce mercredi 18 mars, au mégaphone, Florine Moutoussamy, élue CGT, face à une centaine de salariés rassemblés devant le siège parisien de l’entreprise, pour la première grève de son histoire.
« Les événements ont pris de telles proportions que nous avons décidé d’utiliser tous les outils disponibles pour alerter », précise Samuel Sanchez, élu CFDT. Syndicats et grévistes dénoncent en effet une « brutale » dégradation des conditions de travail depuis le rachat de leur maison mère, le norvégien Adevinta, par les fonds américain Blackstone et britannique Permira, en 2024.
« Il y a moins de dialogue et plus de surveillance, on est passé à une stratégie du chiffre, alors que jusqu’ici notre priorité était surtout d’être bien notés par nos utilisateurs, estime Antoine (tous les salariés cités par leur prénom sont anonymisés), développeur de 31 ans. Et puis, il y a tous ses signaux qui font penser à un plan social déguisé. »
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