Sépulture d’un individu assis, à Dijon, en 2025.

Avec la petite chouette de pierre polie, nichée sur un mur extérieur de l’église Notre-Dame, les « Gaulois assis » vont-ils devenir un nouveau symbole historique, un brin macabre, de la ville de Dijon ? Les découvertes de sépultures singulières, datant de 400 à 200 avant J.-C., où des hommes ont été mis en terre en position assise, le regard tourné vers l’ouest, se multiplient en tout cas dans la préfecture de la Côte-d’Or.

Fin 2024, 13 tombes de ce type avaient été mises au jour par l’Institut national des recherches archéologiques préventives, lors de fouilles préalables à l’aménagement d’un groupe scolaire. Cinq squelettes supplémentaires sont en cours de dégagement, dans l’enceinte du même établissement, à quelques mètres de la cour de récréation, lors d’une nouvelle phase de fouille qui doit s’achever le 1er avril.

En 1992, à quelques dizaines de mètres, deux sépultures identiques avaient déjà été découvertes, comportant un adulte et un individu juvénile. « Les moyens d’étude n’étaient pas les mêmes à l’époque », observe Hervé Laganier, responsable des nouvelles fouilles. Vingt-sept chiens, deux porcs et cinq moutons avaient été inhumés tout à côté, mais on ignore si leur présence était liée à des pratiques cultuelles associées aux pratiques funéraires « assises », en cours d’étude.

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