Le patron d’Anthropic, Dario Amodei, en 2026.

Dans l’actualité récente, Dario Amodei est connu pour son conflit avec l’armée américaine à propos de l’utilisation de ses outils d’intelligence artificielle (IA). De manière plus générale, le patron d’Anthropic est souvent décrit comme l’un des dirigeants d’entreprises d’IA les plus « doomers » ou « alarmistes » sur les risques extrêmes de cette technologie. Mais cet ingénieur américain est aussi un utopiste – un paradoxe apparent également présent, aux débuts d’OpenAI, chez ses fondateurs, comme Sam Altman ou Elon Musk.

Anthropic est « l’épicentre brûlant du catastrophisme sur l’IA », écrivait le New York Times, en juillet 2023, deux ans après que Dario Amodei a quitté OpenAI pour cofonder cette start-up, avec une attention particulière pour la sécurité. Dans un très long essai publié fin janvier, l’entrepreneur dit refuser les discours « catastrophistes » trop « proches de la science-fiction » mais souhaite bien « réveiller » les gens sur les risques extrêmes de l’IA. « Si le progrès exponentiel de l’IA continue (…), il ne peut pas se passer plus de quelques années avant qu’elle devienne meilleure que les humains dans pratiquement tous les domaines », y postule-t-il.

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