Céline Ripoll dans son seule-en-scène « Née le 8 mars 1977 », en 2025.

Les histoires que raconte d’ordinaire Céline Ripoll sont plutôt des légendes venues d’Océanie, collectées notamment sur l’île de Pâques (Polynésie) où elle a vécu pendant plusieurs années. Mais, avec Née le 8 mars 1977, spectacle créé en mai 2025, à la Maison de l’oralité et du patrimoine à Capbreton (Landes), elle livre un récit de vie beaucoup plus personnel, qui n’a rien d’un conte de fées.

Lire la critique (2019) : « Contes et Rencont’es » à Malakoff : Céline Ripoll a plongé corps et âme dans ses récits des îles du Pacifique

Tout avait pourtant commencé un peu comme dans les fables : partie pour un voyage à travers la Polynésie, des îles Marquises à l’île de Pâques, à la recherche de la légende de Nikorima, un guerrier au visage à moitié tatoué qui danse pour défendre son village, la jeune Céline avait cru rencontrer son prince charmant sous les traits d’un Rapanui (un habitant de l’île de Pâques) fièrement monté sur son cheval. C’était en 2007.

Quand débute le spectacle, nous sommes en 2020 : une femme danse sur la plage pour célébrer le réveillon du Nouvel An, sur fond de musique techno et de feux d’artifice. On ne sait encore rien d’elle, juste qu’elle n’a pas envie de rentrer chez elle, elle a peur. Céline Ripoll commence ainsi son récit à la troisième personne du singulier, comme si elle parlait d’une autre femme qu’elle, mais, très vite, elle passe au « je » et on comprend que l’histoire qu’elle va nous raconter est la sienne. Une histoire singulière, mais aussi universelle, celle de millions de femmes à travers le monde, une histoire qui commence par un coup de foudre et qui se termine sous les coups d’un compagnon violent devenu un ennemi.

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