LETTRE DE NEW DELHI

Arvind Kejriwal, ancien chef du gouvernement de Delhi, après sa relaxe dans une affaire de corruption, à New Delhi, le 27 février 2026.

Arvind Kejriwal, 57 ans, a passé cinq mois en prison. Il était chef du gouvernement de Delhi depuis 2015 lorsqu’il a été arrêté, le 21 mars 2024, et accusé par le Central Bureau of Investigation (CBI), l’équivalent indien du FBI, d’avoir perçu des pots-de-vin liés à l’attribution de licences d’alcool. L’affaire avait surgi quelques mois avant les élections législatives de juin 2024 et un an avant les élections régionales.

L’accusation était d’autant plus infamante qu’Arvind Kejriwal avait conquis la capitale sur le thème de la lutte contre la corruption. Il est coordinateur national de l’Aam Aadmi Party (AAP, Parti de l’homme ordinaire). Le 27 février, un tribunal spécial l’a relaxé, tout comme son ancien adjoint Manish Sisodia et 21 autres personnes mises en cause dans cette affaire. M. Sisodia avait croupi dix-sept mois derrière les barreaux dans la sinistre prison de Tihar, à Delhi.

A l’annonce de la décision, M. Kejriwal s’est effondré en larmes. Durant des mois, leurs noms ont été jetés en pâture. La presse a largement relayé cette affaire de criminalité financière, nourrie d’informations données par le CBI lui-même. « Chaque fuite provenant des agences d’enquête a été traitée comme une vérité absolue et diffusée comme une nouvelle de dernière minute sans aucune vérification, dans le seul but de nuire à l’image d’un parti d’opposition national et de son leader le plus important », relate Jasmine Shah, un des responsables du parti de M. Kejriwal qui a dénoncé une vendetta et un abus de pouvoir dans les colonnes du quotidien The Indian Express.

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