
Luighi Rottier, moniteur de ski à La Rosière, en Savoie, est fatigué de répondre aux mêmes questions. « Si vous ne voyez l’héliski que comme une pratique ostentatoire et élitiste, cela ne m’intéresse pas », recadre-t-il. L’héliski vaut mieux que cela, estime cet ancien champion de ski freeride (hors piste), qui propose, avec son agence OriginAlps, des sorties héliportées depuis La Rosière ou Val-d’Isère, via l’Italie.
« Rien que le vol, c’est exceptionnel. L’adrénaline monte, on est en vis-à-vis avec le mont Blanc. Ensuite, c’est une expérience unique : une sensation d’espace, de liberté », argue-t-il. Un accès à l’inaccessible, pour quelques centaines d’euros.
Et pourtant, l’héliski fait partie des activités les plus polémiques dans les Alpes. Il consiste à utiliser un hélicoptère pour accéder, avec un guide, à des zones hors-piste, afin de dévaler des pentes de poudreuse loin de la masse des skieurs, comme celles des Bronzés font du ski, le film de Patrice Leconte tourné à Val-d’Isère en 1979. L’héliski est interdit en France par la « loi montagne » de 1985, au nom de ses effets sur l’environnement : le bruit, l’incidence sur la faune et la flore, la pollution de l’air… Ainsi qu’en raison des risques encourus par les participants.
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