Vue du détroit d’Ormuz depuis Khor Fakkan (Émirats arabes unis), le 11 mars 2026.

Depuis dimanche 15 mars, le président américain, Donald Trump, bat le rappel de ses alliés pour tenter d’obtenir leur soutien militaire afin de débloquer le détroit d’Ormuz. Sans succès pour l’instant, tant la mission apparaît risquée. Alors que l’opération « Fureur épique », lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février, en est à son dix-neuvième jour, ce verrou-clé de l’économie mondiale est en train de devenir le théâtre d’une bataille navale asymétrique à l’issue très incertaine.

« Lors du lancement de “Fureur épique”, il y avait la possibilité que cette crise soit limitée, qu’elle ne dure que quelques jours, sans débordement naval. Mais avec la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême, les Iraniens ne pouvaient que répondre par l’option maximale. Comme ils n’ont pas l’arme nucléaire, le blocage du détroit d’Ormuz a été leur arme de dernier recours », décrypte Sylvain Domergue, professeur à Sciences Po Bordeaux et auteur de Géopolitique des espaces maritimes (Dunod, 2025). « La menace de fermeture du détroit d’Ormuz est une doctrine formulée de manière écrite par les Iraniens depuis 2006 », ajoute-t-il.

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