Edwige Alessandri a été déclarée coupable du meurtre de son mari, tué en juillet 2000. Dans son livre « Les Deux Mégots », le journaliste Geoffrey Le Guilcher entend démontrer qu’elle serait victime d’une erreur judiciaire. Le 20 février 2026, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Une déclaration d’innocence, scandée inlassablement. Edwige Alessandri, 67 ans, a toujours nié le meurtre de son mari, à l’été 2000, affirmant qu’il était l’œuvre de cambrioleurs. La sortie de la contre-enquête journalistique Les Deux Mégots (Goutte d’or, 496 pages, 22,90 euros), le 6 février, a replacé sous la lumière médiatique ce vieux fait divers. L’auteur, Geoffrey Le Guilcher, publie des révélations sur ce dossier peu commun, décortique les nombreux ratés de l’enquête et dénonce une erreur judiciaire. Suffisant pour que la sexagénaire, condamnée à trois reprises pour ce crime, en 2006 et en 2009, soit entendue de l’institution judiciaire ? « Si la justice s’est montrée jusqu’ici incapable de reconnaître [son innocence], écrit le journaliste, ce livre compte l’aider à revisiter sa décision. »

Avec le même objectif, Me Damien Brossier, son avocat, devrait déposer, « la première semaine de mars », une requête auprès de la Cour de révision et de réexamen. Cette instance, composée de magistrats de la Cour de cassation, est la seule à même d’offrir la possibilité d’un revirement judiciaire pour sa cliente. Mais il faut avant cela passer le « filtre » de la commission d’instruction des demandes en révision. La tâche n’a rien d’aisé.

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