La légère hausse des taux de janvier est-elle déjà derrière nous ? Après une stabilisation en février, les taux des crédits immobiliers s’affichent en baisse en ce début de mois de mars. C’est ce qui ressort des barèmes bancaires reçus par les courtiers comme Vousfinancer, qui confirme une diminution chez la majorité des établissements, de l’ordre de 0,10 à 0,40 point. Les taux moyens s’affichent ainsi à 3,15 % sur quinze ans, 3,35 % sur vingt ans et 3,55 % sur vingt-cinq ans.
Alors que la légère inflexion de début d’année semblait marquer l’ajustement des banques à la remontée de l’OAT (obligation assimilable du Trésor) dix ans, qui sert à la fixation des taux de crédits immobiliers, les barèmes de mars semblent témoigner de la véritable stratégie des établissements pour cette année.
Selon Pierre Chapon, cofondateur de Pretto, chacun « ajuste sa grille en fonction de ses objectifs commerciaux, de ses volumes et des profils » qu’il souhaite conquérir. D’après Vousfinancer, les banques se préparent bel et bien pour la saison printanière, habituellement la plus riche en transactions immobilières. Elles veulent « élargir leur cible de clientèle pour capter un maximum d’emprunteurs et atteindre rapidement leurs objectifs de production de crédits dans un contexte incertain », analyse Sandrine Allonier, porte-parole du réseau.
Des taux malmenés
Le regain de tensions au Proche-Orient et au Moyen-Orient, provoqué par les frappes américano-israéliennes, samedi 28 février, pourrait effectivement changer la donne. Les taux d’emprunt d’Etat sont susceptibles de pâtir d’un scénario économique défavorable (incertitude, inflation, ralentissement…) et d’augmenter, affectant dans la foulée le coût du crédit immobilier pour les particuliers. Ces derniers pourraient prendre peur en cas de dégradation marquée de la conjoncture et d’une généralisation du conflit, au point de repousser leurs projets s’ils le peuvent.
Avant les bombardements dans le golfe Arabo-Persique, le marché semblait pourtant considérer que la stabilité serait la norme en 2026. Dans une note diffusée début mars, la plateforme SeLoger, en collaboration avec Pretto, relevait que la maîtrise de l’inflation et le maintien du déficit public au-dessous de 5 % invitaient à un quasi-statu quo des taux au moins jusqu’à l’été.
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