Les joueurs de l’équipe nationale iranienne Mehdi Taremi et Mohammad Mohebi lors du match des qualifications de la zone Asie pour la Coupe du monde 2026 face à la Corée du Nord, au stade Azadi, à Téhéran, le 10 juin 2025.

La sélection iranienne prendra-t-elle part à la Coupe du monde masculine de football, du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada ? Alors que le pays est la cible depuis le 28 février de bombardements israélo-américains, le ministre des sports iranien, Ahmad Donyamali a estimé, mercredi 11 mars, sur la télévision d’Etat, que « les conditions nécessaires à une participation [de l’équipe nationale au tournoi] n’existent pas ».

Le dirigeant a vivement dénoncé la mort du Guide suprême Ali Khamenei dans les frappes : « Ce régime corrompu [les Etats-Unis] a assassiné notre leader. » « Compte tenu des actions malveillantes qu’ils ont menées contre l’Iran, ⁠ils nous ont imposé deux guerres en huit ou neuf mois et ont tué et martyrisé des milliers de nos concitoyens. Par conséquent, nous ne pouvons certainement pas avoir une telle présence », a poursuivi M. Donyamali.

Plus tôt dans la journée, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), ​Gianni Infantino, avait déclaré s’être entretenu avec le président américain, Donald Trump, qui lui a assuré que la sélection iranienne était la « bienvenue » sur le sol américain pour le Mondial 2026. « Nous avons tous besoin d’un événement comme la Coupe du monde pour rassembler les gens, aujourd’hui plus que jamais, et je ​remercie sincèrement le président des Etats-Unis pour son soutien », développait le dirigeant italo-suisse dans un message publié sur ses réseaux sociaux. La FIFA n’a pas réagi, pour l’heure, aux déclarations du ministre des sports iranien.

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Tous les matchs prévus aux Etats-Unis

L’Iran était le seul pays absent du sommet de planification de ‌l’instance pour les participants à ‌la Coupe du monde, la semaine dernière à Atlanta (Géorgie), renforçant ⁠les interrogations quant ‌à la présence de sa sélection au tournoi, dans un contexte d’escalade du conflit. Le 3 mars, M. Trump ‌avait lui déclaré à Politico qu’il « se fichait » de savoir si la Tim-e melli disputerait ou non le Mondial. « Je pense que l’Iran est un pays très gravement affaibli. Il est à bout de souffle », insistait alors le locataire de la Maison Blanche.

Mehdi Taj, le président de la Fédération de football de la République islamique, avait déjà estimé que la violence des attaques des forces américaines et israéliennes n’augurait rien de bon. L’équipe masculine iranienne s’est qualifiée pour sa quatrième Coupe du monde de rang.

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La Tim-e melli a été reversée dans le groupe G avec ‌la Belgique, l’Egypte ⁠et la Nouvelle-Zélande. ​Tous ses matchs sont prévus aux Etats-Unis : deux à Los Angeles (Californie) et un à Seattle (Etat de Washington). Si les Etats-Unis et l’Iran terminaient deux deuxièmes de leur ​poule respective, ils pourraient s’affronter en 16es de finale, le 3 juillet à Dallas (Texas).

Le Monde avec Reuters

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