Parler et s’armer : voilà les deux jambes de la stratégie des Etats-Unis face à l’Iran. D’un côté, les négociations sur le dossier du nucléaire iranien progressent : mardi 17 février à Genève, les deux parties se sont quittées sur un « accord de principe » atteint grâce à des discussions « constructives ».
De l’autre, Donald Trump envoie aux portes de la République islamique, et à un rythme croissant, des moyens militaires, dans des proportions inédites depuis l’invasion de l’Irak en 2003, d’après plusieurs experts ; avec cette différence qu’actuellement Washington privilégie des forces aériennes et navales, et ne semble pas déployer de forces terrestres importantes, relève Seth Jones, du Centre stratégique d’études internationales interrogé par l’agence Associated Press (AP).
Les réticences des alliés de Washington à ces velléités guerrières n’y font rien : les avions de combat sont de plus en plus nombreux sur leurs sols. Le 18 février, les images satellites de Planet Labs consultées par Le Monde montrent trente de ces aéronefs sur la base de Muwaffaq Salti, en Jordanie : des Growlers, des F-15 et des F-35. Deux jours plus tard, leur nombre avait presque doublé, passant à 59 appareils, d’après des images d’Airbus en partie assemblées ci-dessous.

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