Des agriculteurs membres de la Coordination rurale, devant l’Assemblée nationale, à Paris, le 8 janvier 2026.

Les bonnets jaunes sont bien arrivés à Paris. Jeudi 8 janvier, à l’aube, des agriculteurs du syndicat agricole de la Coordination rurale (CR), dont les couvre-chefs ont déjà marqué les esprits depuis l’éclatement de la colère agricole début 2024, avec leurs actions coup de poing, ont pris position dans des lieux stratégiques de la capitale. De la Tour Eiffel à l’Arc de Triomphe, en passant par l’Assemblée nationale ou la Porte d’Auteuil, ils ont réussi à fortement médiatiser leur mobilisation.

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Pourtant, cette manifestation n’était officiellement pas bienvenue. Le président de la Coordination rurale, Bertrand Venteau, s’était d’ailleurs insurgé, après sa rencontre avec Sébastien Lecornu, lundi 5 janvier, contre l’interdiction des convois de tracteurs. Il avait, à cette occasion, maintenu son appel à « monter » à Paris. Appel entendu. Depuis lundi, les agriculteurs de la CR se sont mis en marche malgré les obstacles, au départ de nombreux département y compris la Corse.

« Il y avait des mots d’ordre de la gendarmerie de freiner les cortèges. Il y a eu beaucoup d’immobilisations et d’amendes. Le cortège de la Vienne, de 5 à 7 tracteurs et d’une vingtaine d’agriculteurs, a récolté 22 amendes », témoigne Philippe Tabarin, secrétaire général adjoint de la Coordination Rurale, venu de la Vienne. Le gouvernement « ne laissera pas faire » les actions des agriculteurs en région parisienne qui sont « illégales », avait prévenu jeudi matin la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur France info.

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