Sandrine Kiberlain (Rose) et Pierre Lottin (Jean) dans « Ceux qui comptent », de Jean-Baptiste Leonetti.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

La comédie est souvent affaire de contrastes. Une leçon qu’a parfaitement retenue Jean-Baptiste Leonetti. Ceux qui comptent, son nouveau long-métrage, est construit autour de la rencontre improbable entre Rose (Sandrine Kiberlain) et Jean (Pierre Lottin), deux personnages qui ont chacun leur manière bien à eux de fuir la réalité.

Reine de l’enfumage, la première, mère fauchée, vit dans un hôtel qui n’est plus aux normes qu’elle squatte avec ses trois enfants Simon (Alexis Rosenstiehl), Tess (Louise Labeque) et Emily (Alma Ngoc). Moulin à paroles fantasque et flamboyante, elle s’est inventé une existence fantasmée pleine de mensonges pour embellir un quotidien bien morose. Le second, lui, tout aussi minimaliste dans ses mots que dans sa gestuelle, a fait le choix de l’isolement, ne demandant qu’à ce qu’on le laisse en paix. Un jour où Rose est sur le point de se faire embarquer par la sécurité d’un hypermarché après avoir été prise en flagrant délit de vol, Pierre la sauve par la force de ce faux pas, incitant la mère de famille à venir s’immiscer dans sa vie paisible. Pour le meilleur comme pour le pire.

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