Des supporteurs sénégalais affrontent les forces de sécurité après l’attribution controversée d’un pénalty au Maroc, lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football entre le Sénégal et le Maroc, à Rabat (Maroc), le 18 janvier 2026.

« Le Maroc brandit son trophée. » La une du journal sénégalais WalfQuotidien, vendredi 20 février, résume à elle seule le ressentiment d’un pays, au lendemain d’une décision de justice jugée précisément… « injuste ». La veille, 18 supporteurs de l’équipe nationale de football du Sénégal ont été condamnés pour « hooliganisme » à des peines allant de trois mois à un an de prison et à de lourdes amendes par le tribunal de première instance de Rabat.

« Les juges marocains ont la main lourde », tranche Le Quotidien, un autre journal dakarois, tandis que le parquet avait requis jusqu’à deux ans de prison ferme contre chacun d’eux. « Ces condamnations sont terribles. L’un d’eux a fait un malaise en entendant le verdict », s’indigne Patrick Kabou, leur avocat, qui n’a eu de cesse de présenter ses clients comme des « otages ».

Ces 18 hommes – membres des groupes de supporteurs du 12e Gaindé et de l’ASC Lebougui – avaient été arrêtés lors des incidents survenus pendant la finale chaotique de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) entre le Sénégal et le Maroc (1-0), le 18 janvier, dans le stade Moulay-Abdellah de Rabat. Peu avant la fin du match, les Lions de l’Atlas avaient obtenu un pénalty après recours à l’assistance vidéo (VAR). Quelques minutes plus tôt, l’arbitre avait annulé un but pour le Sénégal sans que l’action ne soit, cette fois, vérifiée par la VAR.

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