La parenthèse écologiste se ferme donc à Strasbourg avec le retour à la tête de la municipalité de la socialiste Catherine Trautmann. Déjà élue en 1989, puis réélue en 1995, celle qui disait au début de la campagne « être dans ses heures supplémentaires » a réussi son pari. « Les Strasbourgeois attendent quelqu’un qui rassemble, et non pas figé sur une étiquette politique », estimait-elle.

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En tête dimanche 15 mars, celle qui a été ministre de la culture de Lionel Jospin (1997-2000) avait décidé d’accueillir sur sa liste le candidat Horizons Pierre Jakubowicz (5,1 %) et quatre de ses colistiers pour consolider ses chances de victoire. Le choix avait été critiqué au sein du Parti socialiste (PS), le premier secrétaire Olivier Faure estimant que « cet accord à Strasbourg place ceux qui l’ont conclu en dehors du PS ». Sans que la candidate soit officiellement exclue, contrairement à des informations contradictoires.

Horizons avait choisi, en raison de cette fusion inattendue, de désinvestir son candidat et de soutenir la liste du candidat Les Républicains (LR), Jean-Philippe Vetter, qui avait déjà accueilli des colistiers Horizons et Renaissance. Ce dernier se classe troisième, à quelques centaines de voix de la liste écologiste de Jeanne Barseghian, qui avait rapidement fait le choix de s’allier à La France insoumise (LFI) après le premier tour.

La soirée électorale a été ponctuée par un coup de théâtre. Un sondage sorti des urnes a d’abord placé la maire sortante largement en tête. Dans le restaurant où se sont retrouvés son équipe et des électeurs, Jeanne Barseghian l’annonce et se réjouit, tout en appelant à la prudence, soulignant qu’un autre sondage place Catherine Trautmann devant et que le dépouillement commence à peine. Pourtant, sur place, l’enthousiasme est débordant… avant la douche froide : l’institut IFOP, repris par plusieurs médias, s’est trompé : c’est bien Catherine Trautmann qui est en tête de 7 points. Les militants, dépités, suivent le dépouillement tandis que l’écart se creuse.

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