L’attaquant anglais de l’OM Mason Greenwood (en blanc), lors du match contre le PSG, au Parc des Princes, à Paris, le 8 février 2026.

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a fait savoir, mardi 10 février, qu’elle allait convoquer le Paris Saint-Germain (PSG) après les banderoles déployées et les insultes proférées par ses supporteurs pendant le « classique » de Ligue 1 contre l’Olympique de Marseille (OM), deux jours plus tôt, au Parc des Princes.

La commission se réunit tous les mercredis et examine les divers incidents du week-end. Généralement, elle convoque si besoin les clubs en cause pour la semaine suivante, et cette affaire ne devrait pas déroger à la règle. Le PSG pourrait donc être convoqué le 18 février, et des sanctions être prises dans la foulée.

Le 8 février, une grande banderole a été déployée dans le stade parisien sur laquelle on pouvait lire « les Marseillais c’est des livreurs ». Sur ce « tifo », un dessin représente un employé de l’entreprise DPD portant une casquette de l’OM, aux côtés d’un camion sur lequel est également inscrit le nom de la société de livraison.

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Les insultes homophobes dans le sport ne relèvent pas « du folklore », a dénoncé, mardi, la ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé. « Le sport mérite mieux que des slogans qui sont insupportables, qui blessent, qui heurtent, qui fragilisent des personnes qui peuvent ensuite les vivre dans la vraie vie », a-t-elle déclaré à Sud Radio.

« L’homophobie, sur le terrain ou en tribune, c’est non et encore non. Il est temps que ces pratiques cessent », avait également estimé, la veille, Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche à la Mairie de Paris.

La députée (Les Ecologistes) Danielle Simonnet a pour sa part indiqué faire un signalement au procureur de la République de Paris en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, ce qui devrait aboutir à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Elle a aussi annoncé avoir déposé une proposition de loi pour « responsabiliser les clubs ».

Une interruption de quelques minutes

Dans un communiqué, l’entreprise DPD France a de son côté « regretté l’exploitation et le détournement de sa marque observés lors du match de ce week-end dans des termes qui sont contraires à ses valeurs ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pour la première fois, des observateurs chargés de traquer les propos discriminatoires dans les stades

La rencontre, remportée par le PSG au Parc des Princes (5-0), a par ailleurs été interrompue quelques minutes juste avant la fin en raison de chants jugés discriminatoires entonnés par des supporteurs parisiens, le temps d’un message du speaker pour leur demander d’arrêter sous peine de suspension.

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Ce match entre les deux plus grands rivaux de la Ligue 1 a déjà connu un précédent en la matière. En septembre 2023, des chants homophobes de supporteurs repris par certains joueurs parisiens avaient débouché sur des sanctions à l’encontre d’Ousmane Dembélé, de Randal Kolo Muani, d’Achraf Hakimi et de Laywin Kurzawa, ainsi que sur la fermeture de la tribune Auteuil pour un match.

Cette tribune avait aussi été partiellement fermée en avril 2025 après des injures et des chants insultants contre l’ex-Parisien Adrien Rabiot et sa mère, durant un « classique » le mois précédent.

Le Monde avec AFP

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