Etre « ubérisé », c’est la hantise de nombreuses entreprises de services, à commencer par… Uber. Lancée en 2009 à San Francisco, la plateforme de réservation de VTC a ringardisé les taxis, au point que son nom symbolise l’affaiblissement des acteurs traditionnels face aux concurrents bénéficiant de ruptures technologiques. La roue tourne et Uber affronte désormais sa propre bête noire, sous la forme des robots-taxis lancés par Waymo (Google) ou Tesla. Comment les VTC pourraient-ils rivaliser avec des compétiteurs qui n’ont pas à payer leurs chauffeurs ?
Le géant californien avait d’abord tenté de monter son propre projet, mais, faute d’y être parvenu, il multiplie les partenariats afin de se replacer au cœur du trafic. Jeudi 19 mars, il a signé un accord avec le constructeur californien Rivian, qui développe des SUV électriques autonomes. Uber prévoit d’investir 300 millions de dollars (259 millions d’euros), dans un premier temps, au capital de son partenaire, à qui il va commander 10 000 robots-taxis R2, avec une option pour aller à 50 000 SUV. Objectif : envoyer les R2 autonomes de Rivian sillonner les rues de San Francisco et Miami dès 2028. Uber pourrait injecter jusqu’à 1,25 milliard de dollars au capital de l’industriel d’ici à 2031.

Uber avait déjà finalisé un accord de ce type en 2025 avec le constructeur Lucid et le spécialiste des logiciels de conduite autonome Nero portant sur 20 000 taxis autonomes. En parallèle, il s’associe avec des opérateurs comme Zoox (Amazon) ou encore Motional (Hyundai), pour leur ouvrir sa plate-forme de réservation à Las Vegas ou à Los Angeles, tissant peu à peu sa toile pour devenir un agrégateur de flottes autonomes.
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