A l’approche de la cérémonie de clôture de Milan-Cortina, un constat s’impose : les Jeux olympiques (JO) d’hiver sont un club select. Sur les 92 délégations nationales invitées en Italie, seules 29 sont parvenues à se hisser sur un podium olympique. Un club pour pays riches, ce n’est pas l’édition 2026 qui le démentira. Car pour leur retour dans les Alpes, berceau des sports d’hiver, l’Europe et les Etats-Unis monopolisent, comme à l’accoutumée, les premières places du tableau des médailles. Et le réchauffement climatique ne devrait pas aider à l’universalité – un vœu pieux – des Jeux, qui réduit à peau de chagrin les régions dans le monde en mesure de les organiser.
A l’heure de dresser le bilan de la quinzaine italienne, les résultats de l’équipe de France doivent être analysés. L’objectif affiché par l’Agence nationale du sport (ANS) – le bras armé de l’Etat en matière de haute performance – était élevé : remporter 50 % de médailles supplémentaires par rapport à Pékin 2022 (14 podiums). Ambitieux, mais pas irréaliste, en la présence très discrète de la Russie – 13 athlètes seulement pour les JO de Milan-Cortina –, qui n’a obtenu qu’une médaille, l’argent de Nikita Filippov en ski-alpinisme, contre 32 en Chine.
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