« C’était comme si toutes les lumières se rallumaient », « J’ai sauvé mon mariage », « Ce traitement a sauvé ma vie »… A écouter certaines influenceuses américaines sur les réseaux sociaux, les thérapies hormonales à base de testostérone seraient la réponse magique à tous les maux de la ménopause. Terminé la libido en berne, la fatigue persistante, le manque d’énergie et autres joyeusetés provoquées par le bouleversement hormonal. Les promesses, alléchantes, ont de quoi séduire n’importe quelle femme à partir de la quarantaine : désir sexuel au top, motivation en béton, ambition décuplée, mais aussi une amélioration du sommeil et une diminution des douleurs musculaires et articulaires.

Marcella Hill était l’une d’entre elles. A 45 ans, cette pétillante entrepreneuse et mère de quatre enfants de l’Etat de l’Utah parle carrément de renaissance, avec un sourire communicatif qui traverse le téléphone. « Je me sentais complètement morte de l’intérieur. Je n’avais plus aucun désir pour mon mari. J’essayais de me donner envie en buvant du vin, pour me mettre dans le mood… Je n’avais plus aucune motivation pour rien. J’avais l’impression d’être cassée. Cela me rendait très malheureuse. »

Il y a sept ans, alors âgée de 38 ans, elle cherche des réponses auprès de son médecin généraliste, sans pour autant obtenir de traitement satisfaisant. « Je sentais que j’avais besoin de médicaments, je pensais alors faire une dépression. » Sur les conseils d’une amie, elle finit par s’adresser à une clinique esthétique qui lui propose de lui poser un implant sous-cutané (pellet) diffusant de la testostérone dans son corps. « Je ne savais pas du tout que c’était controversé à l’époque, mais j’étais prête à essayer, car c’était la première fois que quelqu’un me disait : “Je peux vous aider.” »

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