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Le jeudi 12 février 2026, la HAS a publié un document.
HAS : Haute Autorité de Santé
Ce document explique comment prendre en charge les enfants
et les adolescents avec un TSA.
TSA : Trouble du Spectre de l’Autisme
Ces recommandations concernent les prises en charge et le parcours de vie du bébé jusqu’à l’âge de 20 ans.
Ce document a été écrit par un groupe de personnes.
Ce groupe était dirigé par Amaria Baghdadli et Sophie Biette.
Amaria Baghdadli est professeure en pédopsychiatrie.
La pédopsychiatrie étudie et soigne les troubles psychiques des enfants.
Sophie Biette est mère d’une jeune femme autiste.
Ensemble, ils ont travaillé avec des documents scientifiques.
Ils ont interrogé des spécialistes pour écrire ce document.
En mars 2012, la HAS avait déjà écrit des recommandations.
Mais la France était très en retard dans la prise en charge du TSA.
Les 1ères recommandations étaient pour les professionnels de santé.
Les recommandations de la HAS proposaient une prise en charge des enfants le plus tôt possible.
Mais, des psychiatres et des psychologues n’étaient pas du tout d’accord avec ces recommandations.
Depuis, la HAS a mis à jour ses recommandations.
D’abord, la définition de l’autisme a changé.
On dit maintenant : Trouble du Spectre de l’Autisme.
Ce sont des difficultés dans la communication et les relations avec les autres.
Et aussi des comportements répétitifs.
En France, un certain nombre de personnes ont un TSA.
Le TSA fait partie des Troubles du NeuroDéveloppement (TND).
Le TSA est maintenant mieux compris.
Un document très attendu
Depuis 2013, la France a fait des progrès dans l’accompagnement des jeunes avec un TSA.
Les diagnostics et les prises en charge commencent plus tôt.
Un diagnostic médical permet de connaître les troubles de l’enfant.
Mais il reste encore beaucoup de choses à faire.
Les prises en charge ne sont pas les mêmes partout en France.
Dans certains établissements, il peut y avoir des maltraitances.
Par exemple, la Fondation Vallée.
La Fondation Vallée est un hôpital pédopsychiatrique proche de Paris.
Il y a une enquête depuis le début du mois de février 2026.
Il y aurait des maltraitances et des enfermements des jeunes.
Surtout, les jeunes avec un TSA.
Le document de la HAS est très attendu par les professionnels de santé et par les associations de familles.
Le document dit que les parents ont une place importante dans le parcours de vie de leur enfant.
Il est donc très important de former les parents.
Pour cela, il y a la guidance parentale, la psychoéducation…
La guidance parentale est un accompagnement spécialisé pour les parents.
Cet accompagnement conseille les parents pour mieux aider leur enfant.
La psychoéducation permet de mieux comprendre et gérer le trouble.
En septembre 2025, un document sur la guidance parentale a été publié par l’Etat.
Sophie Biette dit :
« Beaucoup de progrès ont été faits depuis 2012.
Avant, il n’y avait que les associations de parents.
Maintenant, les parents sont plus présents.
Et nous avons de la guidance parentale et des formations. »
Sophie Biette dit aussi que ce sont les parents qui connaissent le fonctionnement de leur enfant.
Sophie Biette dit :
« Nous voulons aider les parents dans la vie de tous les jours.
Il faut que les parents aident l’enfant en fonction de ses besoins. »
Il est aussi important que les familles et les professionnels de santé travaillent ensemble.
C’est important pour prendre en charge les troubles associés.
Les troubles associés font partie des TND.
TND : Troubles du Neurodéveloppement.
Les personnes avec un TSA ont souvent d’autres TND.
Par exemple, le TDAH.
TDAH : Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité
Le TDI ou d’autres troubles psychiatriques.
TDI : Trouble du Développement Intellectuel
Il faut surveiller les symptômes de l’enfant.
Un symptôme ce sont les choses ressenties par une personne.
Par exemple, la douleur, les maux de tête…
Les enfants avec un TSA ont souvent des troubles du sommeil
ou de l’alimentation.
Les familles et les professionnels de santé doivent aussi agir ensemble pour la scolarisation de l’enfant.
Il faut que l’enfant aille à l’école.
C’est important pour le développement de ses relations avec les autres.
C’est important pour les apprentissages scolaires (lecture, écriture…).
Stéphanie Marignier est neuropédiatre au Centre régional ressources autisme.
Stéphanie Marignier dit :
« L’objectif est que l’enfant reste le plus longtemps dans une école ordinaire.
Par exemple, dans une classe de maternelle adaptée aux enfants autistes.
Cela permet d’éviter l’arrêt de la scolarité. »
Mais souvent, il est difficile de mettre cela en place.
Il y a des problèmes d’organisation et l’école ne peut pas toujours accueillir ces enfants.
Réagir plus vite
Claire Compagnon travaille pour la HAS.
Claire Compagnon dit :
« Il faut agir dès les 1ers signes d’inquiétude.
Par exemple, des difficultés dans le langage ou la motricité.
On peut mettre en place des interventions pour aider l’enfant avant que le diagnostic soit posé. »
Un diagnostic médical permet de connaître les troubles de l’enfant.
Déjà en 2012, la HAS recommandait d’agir le plus tôt possible.
En 2026, la HAS recommande 10 heures par semaine de prises en charge.
Cet accompagnement est pour les enfants avec un risque important de TSA ou avec un diagnostic de TSA.
Claire Compagnon dit :
« Agir le plus tôt possible est important pour que l’enfant se développe mieux. »
La HAS a fait une liste des prises en charge et des méthodes validées par la science.
Par exemple, les TCC pour les enfants de 6 à 12 ans.
TCC : Thérapies Comportementales et Cognitives
Les TCC permettent de donner des conseils.
On propose des exercices pour changer les habitudes.
Ces exercices permettront de mieux gérer les troubles.
La HAS a aussi fait une liste des choses à ne pas faire.
Parmi ces choses, il n’y a pas encore d’études assez sérieuses.
Pour la psychanalyse, les résultats sont insuffisants.
La psychanalyse n’est pas conseillée dans les recommandations dans de nombreux pays.
La psychanalyse est une méthode pour soigner la souffrance psychique.
La psychanalyse est parfois critiquée car elle n’est pas reconnue par la science.
Beaucoup d’enfants et d’adolescents autistes prennent des psychotropes.
Les psychotropes sont des médicaments qui agissent sur le cerveau.
Mais souvent, les psychotropes ne sont pas adaptés aux personnes avec un TSA.
La HAS dit qu’il faut donner ces médicaments si cela est vraiment nécessaire et sur une courte durée.
Claire Compagnon dit :
« La prise de ces médicaments doit être limitée et surveillée par des professionnels de santé spécialisés. »
Dans son document, la HAS explique comment accompagner les personnes qui ont besoin d’aide tout le temps.
Maintenant, comment vont être mises en place ces recommandations.
Pour l’instant, les bonnes pratiques ne sont pas respectées partout.
Sophie Biette dit :
« La formation des psychologues et des travailleurs sociaux n’est plus adaptée.
Ils apprennent encore des méthodes avec de la psychanalyse. »
Sophie Biette explique aussi que les psychologues et les travailleurs sociaux n’ont pas assez de compétences techniques.
Surtout pour les évaluations du fonctionnement de l’enfant.
Ces évaluations sont importantes pour adapter l’accompagnement aux besoins de l’enfant.
Il y a aussi des listes d’attente très longues :
-
pour aller dans les établissements spécialisés,
-
pour accéder aux soins,
-
pour aller à l’école.
Cela empêche les enfants avec un TSA d’avoir de bons
accompagnements.
Par exemple :
À côté de Nantes, 120 enfants sont sur une liste d’attente pour un établissement médico-éducatif de 20 places.
Claire Compagnon dit :
« Il faut recruter et former beaucoup de professionnels pour accompagner les enfants avec un TSA.
Mais aussi pour la vie de tous les jours : éducation, culture, sport, emploi, logements… »


