L’archevêque rwandais Laurent Mbanda, à la tête du Conseil anglican mondial, à la cathédrale Church of the Advent, à Abuja, le 6 mars 2026.

Voilà des mois qu’ils font part de leur mécontentement, expliquant ne plus être en phase avec les décisions prises, en Angleterre, par les autorités de la communion anglicane, le regroupement d’Eglises issues de cette branche du protestantisme née au XVIe siècle au Royaume-Uni.

Le 5 mars, à Abuja, au Nigeria, les représentants du Gafcon, un réseau d’Eglises conservatrices de l’anglicanisme, ont annoncé la création d’un Conseil anglican mondial – une nouvelle autorité à laquelle ils ont expliqué désormais obéir, en lieu et place de celle de l’archevêque de Canterbury, figure spirituelle principale de cette tradition religieuse.

Quand bien même le chef de ce nouveau conseil, l’archevêque rwandais Laurent Mbanda, n’a pas le titre de « premier parmi les pairs » attribué à l’archevêque de Canterbury, cette décision s’apparente fort à un schisme. Celui-ci est d’autant plus retentissant pour l’anglicanisme que ce sommet d’Abuja a réuni la majorité des provinces que compte la communion : 27 provinces sur 42 et 347 évêques sur 650 étaient ainsi représentés. Sur les quelque 100 millions de fidèles anglicans dans le monde, 63,5 millions se trouvent en Afrique, où leurs Eglises sont en grande majorité affiliées au Gafcon.

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