Brice Hortefeux à la cour d’appel du Palais de justice de Paris, le 16 mars 2026.

Brice Hortefeux n’a pas l’air de bien se rendre compte. Il s’est persuadé tout au long de l’audience qu’il « a prouvé » sa version des faits, qu’il « a démontré » sa « parfaite bonne foi », quand il n’a fait que la soutenir. Et il reste souvent un peu à côté des enjeux du procès. « On n’est pas là pour parler d’Abdallah Senoussi, mais pour un supposé financement libyen, a assuré, mardi 31 mars, l’ancien ministre. Et il est aujourd’hui établi qu’il n’y a pas eu de financement. » Sourire en coin du côté du parquet général. Son avocate lui a gentiment rappelé que c’était justement sa rencontre avec le chef des terroristes libyen qui était, pour l’accusation, l’élément décisif pour débloquer des fonds et financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le 21 décembre 2005, Brice Hortefeux, ministre délégué chargé des collectivités locales auprès du ministre de l’intérieur, son ami Nicolas Sarkozy, participe avec 80 personnes au dîner officiel donné en son honneur en Libye. Il a signé dans l’après-midi « une lettre d’entente » sur la formation des policiers locaux, et une « déclaration de Tripoli » sur des collectivités locales qui n’existent malheureusement pas dans le pays et dont l’intérêt n’a sauté aux yeux ni de l’ambassade, ni de la cour.

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