
A la fin de sa plaidoirie, Nabil Boudi, l’avocat de Mahdieh Esfandiari, une traductrice iranienne jugée pour apologie de terrorisme, provocation à des actes de terrorisme, injure à caractère racial et association de malfaiteurs, a fait mine de s’interroger : « Est-ce qu’on va revoir Sayna [le deuxième prénom de Mme Esfandiari] ? ». Pour répondre aussitôt : « Evidemment qu’on ne va pas la revoir. »
Sans faire injure au tribunal, qui jugeait Mme Esfandiari et quatre autres prévenus depuis mardi 13 janvier, et rendra son délibéré le 26 février, le sort de cette Iranienne, au centre d’enjeux qui la dépassent tout comme la 16e chambre correctionnelle, paraît scellé : elle devrait être condamnée sans retourner pour autant en prison après les huit mois de détention provisoire qu’elle a déjà effectués en 2025, puis être remise aux autorités iraniennes dans le cadre d’une probable interdiction définitive du territoire français requise par le parquet en plus de sa peine d’un an ferme − en fait quatre, dont trois avec sursis.
Son arrivée sur le sol iranien pourrait alors faciliter le départ d’Iran des Français Jacques Paris et de Cécile Kohler, emprisonnés en Iran en mai 2022, puis libérés, début novembre 2025, mais avec interdiction de quitter le pays après une condamnation à de lourdes peines pour espionnage au profit d’Israël.
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