L’ancien chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, François Thierry, au tribunal de Bordeaux, le 2 mars 2026.

Le « grand flic » s’est assis seul au troisième rang de la salle d’audience, recroquevillé, mains jointes, prêt à écouter l’histoire du fiasco qui a fait dérailler sa carrière. Lundi 23 mars, au tribunal de Bordeaux, François Thierry, 57 ans, est resté stoïque durant les huit heures de réquisitoire du procureur. Il a fixé ce magistrat qui avait le pouvoir de requérir sa condamnation pour complicité de trafic de cannabis – lui qui était le patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants.

Le procureur a d’entrée de jeu signifié qu’il n’allait pas narrer de scénario tape-à-l’œil. Face à ce « dossier qui rassemble deux procédures en une », il prendrait le temps de détricoter l’affaire avant de s’intéresser au sort de l’ancien patron des « stups », jugé en correctionnelle auprès de 17 autres prévenus.

Parmi eux, Sofiane Hambli, 50 ans, « logisticien » et indic favori de François Thierry, jusqu’à avoir abusé de sa confiance pour réaliser ses plus belles opérations, dont celles jugées ce mois de mars à Bordeaux, en son absence, car il est détenu au Maroc.

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