Un stock de sacs de riz dans un hangar à Offinso, au Ghana, le 7 juin 2022.

Le 5 mars, le président de la République ghanéen, John Dramani Mahama, a assisté à la mise en service d’une importante usine de fabrication de pâtes à Accra. « Nos politiques n’ont de sens que lorsqu’elles mènent à la création d’usines, à de vrais emplois et à une production concrète sur le terrain », s’est-il félicité, saluant l’engagement du géant de l’agroalimentaire singapourien Olam Agri, à l’origine d’un investissement de 40 millions de dollars (35 millions d’euros) pour la firme. Celle-ci devrait générer 300 emplois.

Le chef de l’Etat en a profité pour rappeler l’adoption par le Parlement ghanéen, le 6 février, de la loi pour « l’économie 24 heures sur 24 », concrétisation de l’une de ses promesses de campagne visant à favoriser l’activité économique et la création d’emplois. Egalement présente lors de l’inauguration, la ministre du commerce et de l’industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, a souligné que la capacité de production de l’usine, estimée à 66 000 tonnes par an, devrait permettre de « réduire considérablement la note de nos importations de pâtes ».

Car au-delà des créations d’emplois, l’enjeu est celui de la souveraineté alimentaire. Le Ghana, avec ses 35 millions d’habitants, est très dépendant des importations pour des produits de base comme le riz (pour moitié), le blé ou les pâtes. A l’échelle du continent africain, la Banque africaine d’import-export estimait, dans un rapport paru fin 2024, que la « dépendance croissante aux ressources alimentaires extérieures » était « inquiétante ».

Il vous reste 66.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version