Un vent de révolte souffle depuis quelques jours dans les rangs du patronat danois. Même Robert Maersk Uggla, président-directeur général de la plus grosse compagnie du royaume, l’armateur Maersk, est sorti de sa réserve habituelle pour faire part de sa colère. A l’origine de ce mouvement d’humeur : la promesse électorale des sociaux-démocrates de rétablir l’impôt sur la fortune, supprimé en 1997.
Première ministre depuis 2019, la cheffe de file du parti, Mette Frederiksen, avait jusqu’à la fin d’octobre pour organiser des élections législatives. Profitant d’une embellie dans les sondages après la crise groenlandaise de ce début d’année, elle a décidé, jeudi 26 février, de convoquer des élections, dès le 24 mars, donnant le coup d’envoi de la campagne.
Alors que sa formation est concurrencée sur sa gauche – le Parti populaire socialiste a remporté la mairie de Copenhague en novembre 2025, après être arrivé en tête des européennes en 2024 –, Mette Frederiksen a frappé un grand coup : elle a annoncé que son parti comptait imposer, à hauteur de 5 %, les fortunes supérieures à 25 millions de couronnes danoises (2,3 millions d’euros).
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