La police australienne a inculpé, mercredi 17 décembre, Naveed Akram, l’auteur présumé de l’attentat de la plage de Bondi, à Sydney, pour terrorisme, 15 meurtres et une série d’autres crimes après la pire fusillade que le pays a connue depuis des décennies.
« La police soutiendra devant le tribunal que cet homme a commis des actes qui ont causé la mort, des blessures graves et mis des vies en danger afin de promouvoir une cause religieuse et de semer la peur au sein d’une communauté », a déclaré la police de Nouvelle-Galles du Sud.
« Les premières indications suggèrent qu’il s’agit d’une attaque terroriste inspirée par l’EI, une organisation terroriste répertoriée en Australie », a-t-elle souligné dans un communiqué, utilisant l’acronyme de l’organisation Etat islamique.
M. Albanese a souligné, mardi, que les assaillants étaient « motivés par l’idéologie » du groupe djihadiste Etat islamique, dont deux drapeaux ont été retrouvés dans la voiture des assaillants. Sajid Akram a été abattu lors de l’attaque et son fils Naveed, grièvement blessé, n’a pas pu être interrogé à ce stade.
Armés de plusieurs fusils légalement détenus, les deux hommes avaient criblé la plage de balles pendant dix minutes. Naveed Akram, 24 ans, avait fait l’objet de vérifications des renseignements australiens en 2019, sans paraître constituer à l’époque de menace immédiate.
Les Philippines démentent abriter des camps d’entraînement djihadistes
Selon les autorités philippines, les deux hommes se sont rendus dans le pays du 1er au 28 novembre, respectivement avec un passeport indien et australien. Le bureau philippin de l’immigration avait notamment précisé qu’ils s’étaient rendus dans la région de Davao (Sud-Est), sur l’île de Mindanao, une zone échappant partiellement au contrôle de Manille et soupçonnée d’abriter des camps de l’organisation Etat islamique.
Les Philippines ont démenti, mercredi, abriter des camps d’entraînement djihadistes, après des informations selon lesquelles les auteurs de la tuerie de la plage de Bondi à Sydney auraient été formés en novembre dans un tel camp.
Le président philippin, Ferdinand Marcos Jr, « rejette formellement (…) la description trompeuse des Philippines comme étant le centre de formation de [l’organisation] Etat islamique », a fait savoir à la presse sa porte-parole, Claire Castro. « Aucune preuve n’a été apportée selon laquelle le pays est utilisé afin de se former au terrorisme », a-t-elle ajouté, citant un communiqué du Conseil de sécurité nationale.









