La dirigeante de la CGT, Sophie Binet, le secrétaire confédéral de la centrale, Denis Gravouil (à droite), et le secrétaire confédéral de Force ouvrière, Michel Beaugas, à Paris, le 17 janvier 2025.

Les divergences persistent. Réunis au siège de l’Unédic – l’organisme paritaire qui gère l’assurance-chômage –, jeudi 19 février, pour l’avant-dernière séance de négociation sur les ruptures conventionnelles, les partenaires sociaux ont campé sur leurs positions. La voie de passage pour parvenir à un accord, le 25 février, semble toujours aussi étroite.

Patronat et syndicats discutent depuis début janvier pour répondre à la demande du gouvernement de trouver « au moins » 400 millions d’euros d’économies sur le dispositif de séparation à l’amiable mis en place en 2008. Mais les organisations d’employeurs poursuivent un objectif bien plus important. Comme elles le répètent depuis le lancement des pourparlers, elles visent 1 milliard d’euros d’économie par an. Un montant selon elles « atteignable ».

Pour le démontrer, elles ont mis sur la table une série de mesures qui, toutes cumulées, feraient grimper le total à plus de 4 milliards d’économies. Des propositions qui dépassent le simple cadre des ruptures conventionnelles, notamment certaines concernant le régime des travailleurs frontaliers ou, plus explosif, celui des intermittents du spectacle. L’initiative des représentants des chefs d’entreprise aura pour conséquence de mobiliser la CGT lors de la prochaine et dernière séance, le 25 février. « Le patronat ne compte pas sur la signature de la CGT pour baisser les droits des chômeurs, par contre on va faire un maximum de bruit, proportionnel à l’attaque à laquelle on assiste », a prévenu le secrétaire confédéral de la centrale Denis Gravouil.

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