En juin 1974, les Léopards du Zaïre, vêtus de tuniques vertes, découvraient la sobriété des stades d’Allemagne de l’Ouest et l’éclat d’une Coupe du monde de football, devenant la première nation d’Afrique subsaharienne à se hisser en phase finale de la compétition. Cinquante-deux ans plus tard, le pays s’appelle République démocratique du Congo (RDC), la couleur des maillots officiels a viré au bleu, mais son objectif reste le même : goûter à l’ivresse d’un tournoi qu’il n’a plus disputé depuis ce voyage outre-Rhin.
En cas de victoire face à la Jamaïque, mardi 31 mars à Guadalajara (Mexique), en finale des barrages intercontinentaux, les Congolais valideront leur ticket pour le Mondial 2026 – organisé du 11 juin au 19 juillet par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
« Le football est devenu un vrai relais de l’affirmation nationale de la RDC, explique Jean-Baptiste Guégan, chargé de cours sur l’histoire et la géopolitique du sport africain à Sciences Po Paris. Aujourd’hui, quand vous êtes joueur, la sélection est une fierté, là où ça ne l’était pas forcément dans les années 1980 et 1990. » Une période délicate, provoquée par l’instabilité politique du pays : entre 1978 et 1990, les Léopards n’ont pris part qu’à une seule des sept éditions de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).
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