David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF), prononce un discours lors du 107ᵉ Congrès des maires, au parc des expositions Paris Expo Porte de Versailles, à Paris, le 20 novembre 2025.

Petit séisme dans le monde des élus locaux. Après quarante-neuf ans de règne, le socialiste et premier vice-président délégué de l’Association des maires de France (AMF), André Laignel, a échoué à obtenir un neuvième mandat à la tête d’Issoudun (Indre). Réélu sans discontinuité depuis 1977, l’ancien compagnon de route de François Mitterand – dont il fut le ministre – a été battu par 376 voix au second tour des municipales, dimanche 22 mars. André Laignel était opposé à une liste transpartisane, comptant d’anciens alliés, menée par Julien Dubot qui, par 53,76 % des suffrages, lui a ravi le fauteuil de maire.

Changement d’ère en vue, donc, dans le Berry, mais aussi au niveau national, où, comme numéro 2 de l’AMF depuis 2008, André Laignel a souvent porté le fer pour la défense des collectivités et de leurs finances. Des combats menés aussi bien aux côtés des anciens présidents de l’association, Jacques Pélissard et François Baroin, que dans le cadre du tandem qu’il forme depuis 2021 avec le maire Les Républicains de Cannes, David Lisnard. Bête noire des macronistes, celui qui préside aussi le comité des finances locales devrait toutefois garder ses fonctions au sein de l’AMF jusqu’au renouvellement de ses instances, à l’automne, lors du congrès des maires.

Il vous reste 75.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version