
Après la défaite, le chaos. Les secousses du désaveu infligé lors du référendum constitutionnel sur la réforme de la magistrature des 22 et 23 mars par les électeurs italiens au gouvernement de Giorgia Meloni continuent de se propager au sein de la majorité. Tandis que ses alliés montrent de premiers signes de fébrilité et de désaccords, la présidente du conseil, affaiblie politiquement, tente de faire place nette dans un gouvernement est cerné par les affaires.
Après des accusations d’accointances mafieuses visant son sous-secrétaire d’Etat à la justice, Andrea Delmastro, la posture peu enviable dans laquelle l’a mise la victoire du non à l’unique réforme qu’elle pouvait encore accrocher à son bilan l’a contrainte à agir. Si elle est parvenue à mener une purge rapide au sein du ministère de la justice dès le lendemain du référendum, Giorgia Meloni s’est heurtée mercredi 25 mars à l’insubordination de sa ministre du tourisme, Daniela Santanchè.
Inquiétée dans de multiples affaires judiciaires, entre banqueroutes suspectes et fraudes aux aides d’Etat, cette figure de poids de Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, a ignoré pendant vingt-quatre heures la cheffe de l’exécutif, qui réclamait sa démission. La dirigeante de droite radicale l’avait pourtant explicitement et publiquement invitée à quitter ses fonctions dans un communiqué au ton inhabituellement direct.
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