Bernd Lange lors de la session plénière du Parlement européen, à Bruxelles, le 26 mars 2026.

Huit mois après la signature d’un accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, sur le complexe de golf écossais de Turnberry du président Donald Trump, le Parlement européen a enfin posé ses conditions, jeudi 26 mars. Au texte, qui prévoit des droits de douane de 15 % aux Etats-Unis sur les produits européens et la suppression des taxes européennes sur les importations américaines, les eurodéputés ont rajouté des garde-fous, clauses de sauvegarde et autres conditions suspensives.

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Des négociations vont désormais s’engager entre le Parlement européen et les Etats membres, qui, eux, avaient validé l’accord de Turnberry en l’état. Le compromis, sur lequel ils s’entendront, devra ensuite être validé par les Vingt-Sept et à Strasbourg, avec toutes les incertitudes que cela représente. D’autant que rien ne garantit que le résultat final conviendra à Washington. La saga des droits de douane semble donc loin d’être terminée.

Pour les pays européens, l’accord déséquilibré de cet été était le prix à payer pour s’assurer du maintien du soutien des Etats-Unis à Kiev. Il présentait aussi, à leurs yeux, l’avantage d’assurer aux entreprises européennes « stabilité et prévisibilité », comme l’a souvent répété la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qui a négocié au nom des Vingt-Sept. Jeudi 26 mars, les eurodéputés ont donc souhaité donner à l’Union européenne les moyens de se protéger des aléas de la vie politique et juridique américaine, dont ils ont pu constater ces derniers mois qu’ils étaient nombreux.

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