Le logo de la société BlackRock, sur un écran à la Bourse de New York, le 27 février 2026.

En quelques semaines, c’est le deuxième acteur majeur du secteur à trébucher. BlackRock, l’une des plus grandes sociétés mondiales de gestion d’actifs, a limité, vendredi 6 mars, les retraits de l’un de ses fonds, spécialisé dans le crédit privé, afin d’éviter la fuite des investisseurs. L’information a été révélée par le Financial Times. Blue Owl, un autre géant du crédit privé, avait fait la même chose en février.

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Tout le secteur était secoué en bourse, vendredi, dans la foulée de cette annonce. L’action BlackRock a dégringolé de plus de 7 % sur la journée, à 955 dollars (822 euros). Blue Owl Capital a baissé de 5 %, à 9,9 dollars. L’action a perdu la moitié de sa valeur en un an. Les autres piliers du secteur, Blackstone (−4,45 %), KKR (−4,46 %) et Ares Management (−6 %), sont également ébranlés.

Cela fait plusieurs semaines que le doute s’est emparé de ce marché. Le secteur du crédit privé a explosé depuis les années 2010 : il s’est imposé comme l’un des plus rentables pour les placements et comme l’un des moteurs de la croissance de nombre d’entreprises. Les sociétés de gestions d’actifs dits « alternatifs » proposent de prêter l’argent de leurs investisseurs, notamment aux grandes sociétés à la recherche de circuits plus rapides et moins réglementés que les banques commerciales traditionnelles. De quelques dizaines de milliards de dollars, l’activité a crû à grande vitesse et représente, aujourd’hui, un marché de plusieurs milliers de milliards de dollars.

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