Des mille manières d’incarner le front républicain la maire Josée Massi (divers droite) a choisi celle-ci : « Les gens en ont marre du front républicain ; il ne faut plus employer ce mot. » Une stratégie risquée, dont pas grand monde à Toulon n’est convaincu qu’elle empêche Laure Lavalette de faire revenir l’extrême droite à l’hôtel de ville, un quart de siècle après que Jean-Marie Le Chevallier en a été chassé par ses administrés.
La médiatique et populaire députée Rassemblement national (RN) de Toulon a recueilli 42,05 % des voix au premier tour. Josée Massi, la maire sortante, lui rend 12,5 points. Sa seule chance de rester dans le fauteuil hérité il y a trois ans d’Hubert Falco, consiste à réunir sur son nom les voix des électeurs de gauche, et celles qui sont allées au candidat Les Républicains Michel Bonnus, qui s’est retiré en sa faveur.
Le grand écart électoral aurait supposé un peu de souplesse, mais ce n’est pas l’attribut principal de Josée Massi, conviennent ceux qui la connaissent, lui trouvant toutefois bien d’autres qualités : « bienveillance », « détermination », « honnêteté »… L’héritière d’Hubert Falco, qu’elle déteste cordialement depuis qu’il l’a trahie au profit de M. Bonnus, est aussi coriace que menue ; un « ovni », se décrit-elle.
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