
« Résiste ! Prouve que tu existes ! » La voix de France Gall résonne dans la permanence de campagne de Laure Lavalette, qui évacue la pression comme elle le peut avant la fermeture des bureaux de vote, en dansant pieds nus avec ses filles. Il est 18 heures et la députée d’extrême droite l’ignore encore, mais le message a été bien reçu par les Toulonnais, dimanche 22 mars – qui ont réélu leur maire sortante à 52,35 %, contre 47,65 % pour la candidate du Rassemblement national (RN). « Toulon a résisté ! », jubile la maire (divers droite) Josée Massi, qui cherche son bonheur partout, dans les baisers de ses colistiers, dans les micros qui se tendent, dans les regards admiratifs de ses militants.
Cette professionnelle de l’action sociale, ancienne professeure, n’avait pas prévu de devenir maire de Toulon, encore moins de le rester, à 75 ans. Il va pourtant bien falloir qu’elle y retourne, après que les Toulonnais l’ont choisie pour faire barrage au RN dans la grande ville qui semblait imperdable pour le parti. « Toulon a fait paratonnerre. L’attention était tellement portée ici que c’est devenu un symbole », analyse le bras droit de Marine Le Pen, Renaud Labaye, venu soutenir son amie Laure Lavalette et refusant d’y voir « un plafond de verre » pour son parti.
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